Premiers vols handicar
A l'occasion de notre fête du club annuelle, nous avons réalisé nos premiers vols handicar. Il a fallu dans un premier temps que les biplaceurs et les aides révisent un peu leurs techniques apprises lors du stage de qualification. Les conditions du samedi 1 septembre 2012 étaient un peu fortes avec un vent de 20 à 25km/h. Claude s'y est attelé en premier avec un certain courage et sans doute beaucoup de stress lorsque le premier passager à mobilité réduite s'est présenté. Le passager aussi a été courageux car il avait d'abord été spectateur des deux essais acrobatiques avec Raphaël. Mais, son enthousiasme a balayé d'entrée tous les doutes qu'il aurait pu avoir à ce moment. Le décollage a finalement été canon compte tenu du vent fort et du treuillage énergique de Stéphane.
Le vol aurait du ressemblé au tour de manège classique que l'on connait tous en treuil. C'était sans compter avec un gros cumulus qui a poussé le pilote à faire les oreilles pour descendre. Le vol handicar suffit à lui-même, ce n'est pas la peine de lui ajouter une montée en thermique. Claude a finalement fait son approche en gérant le lacet engendré par les rafales de vent et le poids du chariot. Dès que le chariot a touché le sol, les aides l'ont agrippé et ont affalé la voile. Le renversement du chariot avec ce passager n'est pas une option comme c’est le cas avec un équipage de deux pilotes.
Le lendemain, c’est le tour cette fois d’une passagère. Il faut toujours au moins cinq personnes pour réaliser le vol handicar entre le treuilleur, le starter, le pilote et les deux aides.
Mais cela vaut largement le coup parce que le passager handicapé réalise encore mieux que nous la chance de voler en parapente. Il n’y a qu’à voir l’impatience qu’ils ont avant de voler et le plaisir pendant le vol, même si cela n’a duré que quelques minutes. Nous ne connaissions pas le vol handicar à Vol Ô Vent, nous avons découvert que notre envie de faire découvrir notre activité pouvait être encore plus forte avec des personnes dont la démarche est moins évidente. Même si notre aéronef ressemble à un film de science fiction bien connu des années 1980 (dixit la fille de notre passagère), l’expérience est, à coup sur, à renouveler.